Découvrir Kakinada, joyau caché sur la côte est de l’Inde
Sur la vaste côte est de l’Inde, entre les villes plus célèbres d’Hyderabad, Visakhapatnam ou Chennai, la ville de Kakinada se dévoile discrètement. Portuaire, vibrante et encore méconnue du grand public, elle s’étire le long du golfe du Bengale, dans l’État d’Andhra Pradesh. Ici, le rythme du Voyage en Inde se fait plus doux, loin des clichés surpeuplés, avec une atmosphère à taille humaine et un mélange harmonieux de traditions et de modernité.
Capitale du district éponyme, Kakinada est aussi l’une des grandes portes d’entrée du delta de la Godavari, une région fertile où les rizières rencontrent les cocoteraies et les villages de pêcheurs. Le simple fait d’arriver en ville par la route ou le train donne déjà un aperçu de ce contraste : d’un côté, les zones industrielles et les nouvelles entreprises de technologie attirées par un parc dédié à l’informatique depuis 2007 ; de l’autre, les marchés animés, les étals d’épices et les temples qui rythment la vie quotidienne.
Pour une première découverte, on se laisse porter par les sons : les appels des vendeurs le matin, les rires des enfants en uniforme scolaire, le cliquetis des thés servis dans les échoppes, le roulis discret de la mer en toile de fond. Le soir, les familles se retrouvent sur les promenades en bord de mer, les couleurs des saris se reflètent dans la lumière des lampadaires, et le parfum du café filtré se mêle à celui des beignets frits.
Ce qui frappe, c’est à quel point cette ville reste un joyau caché du tourisme indien. Les voyageurs internationaux y sont encore rares, ce qui élargit le champ des rencontres spontanées. On est souvent abordé avec curiosité et bienveillance, on s’entend demander d’où l’on vient, ce que l’on pense de l’Andhra Pradesh, si l’on a goûté la cuisine locale. Cette simplicité crée une forme de proximité immédiate, très différente de ce que l’on peut ressentir dans les grandes mégapoles du pays.
Pourtant, Kakinada ne se résume pas à une parenthèse tranquille sur la carte de l’Inde. C’est un port dynamique, au cœur d’importants échanges commerciaux, notamment pour le coton, les arachides, la soie ou le tabac. La ville est également intégrée à un ensemble urbain plus vaste, avec les villes voisines et les villages du district d’East Godavari, ce qui en fait un excellent point de départ pour explorer toute la région, des forêts de Maredumilli aux villages côtiers comme Uppada.
La question que l’on se pose alors est simple : comment goûter à cette énergie locale sans la bousculer, comment vivre un Voyage en Inde qui respecte les habitants et leur culture ? C’est précisément là que l’on commence à comprendre Kakinada : une ville qui se livre à ceux qui prennent le temps d’avancer au même rythme qu’elle, pas à pas, quartier après quartier, rencontre après rencontre.
Pour apprécier pleinement ce joyau caché, il est précieux de le regarder avec des yeux attentifs : des ruelles du centre jusqu’aux marchés de poisson près du port, chaque détail raconte quelque chose de l’Andhra Pradesh contemporain, entre héritage rural et aspirations urbaines.
Astuce de Claire : pour les premières heures à Kakinada, prévoir une simple balade à pied autour du centre-ville et du front de mer, tôt le matin ou au coucher du soleil. C’est souvent à ces moments que la ville se montre sous son jour le plus doux et le plus sincère.
Ce premier contact invite naturellement à aller plus loin : vers la mer, vers la table, et vers la mémoire des lieux. Le regard se tourne alors vers ce qui attire tant ici : les plages, la gastronomie indienne locale et un patrimoine discret mais bien vivant.

Plages et nature à Kakinada : la côte est de l’Inde en version paisible
L’un des grands plaisirs de Kakinada réside dans ses plages encore relativement préservées du tourisme de masse. Ici, pas de longues rangées de transats ni de clubs tonitruants, mais des rivages où la vie locale et les paysages se répondent. On y croise des familles venues partager un pique-nique, des groupes d’amis jouant au cricket dans le sable, des pêcheurs ramenant leurs filets à l’aube.
La plage d’Uppada, à quelques kilomètres de la ville, est sûrement la plus emblématique. La route qui y mène longe le littoral et traverse des villages où les filets sèchent sur les toits et où les barques colorées sont tirées à même le sable. On y ressent la proximité constante du golfe du Bengale, parfois calme et laiteux, parfois plus agité, toujours fascinant. Marcher le long de cette bande de sable, c’est entrer dans une carte postale vivante de la côte est de l’Inde.
Plus près du centre, la plage de Kakinada offre une ambiance différente, marquée par les promenades aménagées, les vendeurs de snacks et les stands de glaces. Loin d’être sophistiquée, elle a ce charme simple des lieux fréquentés surtout par les habitants. On y observe la lumière changer sur l’horizon, les bateaux de pêche se découper en ombres, et les couples s’asseoir discrètement sur les bancs, protégés par le bruit des vagues.
Pour ceux qui aiment la nature plus sauvage, les environs de la ville réservent de belles surprises. Le delta de la Godavari, avec ses rizières et ses canaux, permet de découvrir un autre visage de la région. Les routes secondaires mènent à des villages comme Maredumilli ou Kadiyam, connus pour leurs forêts, leurs plantations et leur atmosphère plus fraîche. Cette alternance entre littoral et campagne rend le séjour étonnamment varié, même en quelques jours.
Un couple fictif, Anjali et Thomas, passionnés de balades en plein air, pourrait par exemple organiser ses journées ainsi : lever de soleil sur la plage, retour en ville pour un petit-déjeuner épicé, puis excursion en scooter vers les terres, en suivant les rizières et les palmiers. En fin d’après-midi, retour sur le front de mer pour terminer la journée face aux vagues. Dans cette routine, rien d’extraordinaire, mais une vraie sensation de respiration.
Pour profiter au mieux de ces plages et espaces naturels, quelques habitudes simples font la différence. Préparer une gourde réutilisable, une écharpe légère pour se protéger du vent côtier, un vêtement couvrant pour respecter la pudeur locale et une paire de sandales solides pour marcher dans le sable parfois parsemé de coquillages ou de petits déchets. Cette attention douce à l’environnement contribue à garder Kakinada comme un joyau caché, plutôt qu’une destination saturée.
Les amateurs de photographie trouveront également leur bonheur. La lumière du matin donne aux bateaux une teinte pastel, le ciel se marie au bleu gris de la mer, et les silhouettes des pêcheurs ajoutent une dimension humaine très forte. Le soir, ce sont les reflets orangés et roses qui transforment le rivage en scène presque cinématographique. Que l’on soit équipé d’un appareil sophistiqué ou simplement d’un smartphone, les images de ces bords de mer accompagnent longtemps le retour à la maison.
Le petit + local : sur certaines parties du littoral, on voit encore des maisons modestes en matériaux naturels, parfois fragilisées par l’érosion. Prendre un moment pour parler avec les habitants, acheter un thé chaud ou un en-cas chez eux, c’est une manière concrète de soutenir cette vie côtière qui fait l’âme de Kakinada.
Vivre la nature à Kakinada, c’est ainsi accepter le rythme de la mer, du vent et de la vie quotidienne. Une expérience simple, mais qui change en profondeur la perception que l’on peut avoir de la côte est de l’Inde.
Saveurs de Kakinada : immersion dans la gastronomie indienne locale
À Kakinada, la gastronomie indienne n’est pas seulement un plaisir, c’est un véritable fil conducteur du Voyage en Inde. Les odeurs de curry, de coriandre fraîche, d’oignon frit et de café filtré accompagnent chaque déplacement en ville. On comprend vite que la table est un terrain idéal pour entrer en contact avec la culture locale.
L’Andhra Pradesh est réputé pour ses plats relevés, et Kakinada ne fait pas exception. Le piment, utilisé avec générosité, donne du caractère à de nombreux mets. Pourtant, les cuisiniers savent très bien s’adapter aux visiteurs. Il suffit de demander un peu moins épicé pour apprécier les arômes sans être submergé. Dans les petits restaurants familiaux, ce simple échange autour du niveau de piment devient souvent l’occasion de sourires et de conversations.
Les spécialités du littoral prennent logiquement une place importante. Poissons grillés, crevettes sautées, currys de crabe : les produits de la mer arrivent souvent directement des barques du matin. Servis avec du riz parfumé ou des galettes, ils offrent un aperçu de la cuisine côtière, généreuse et très ancrée dans la vie quotidienne. On observe parfois les familles partager un même plat, chacun se servant avec les doigts, geste qui fait partie intégrante du rapport à la nourriture.
Pour les voyageurs végétariens, la ville est tout aussi accueillante. Lentilles mijotées, légumes relevés, feuilles de curry, dosa croustillants au petit-déjeuner, idli moelleux accompagnés de chutneys : le choix est vaste. Dans certains établissements, on propose des “meals” servis sur une grande feuille de bananier, avec une succession de petites préparations qui permettent de tout goûter. Ce moment, à la fois gustatif et visuel, reste souvent gravé en mémoire.
Les douceurs locales méritent elles aussi un détour. Kakinada est connue à travers toute la région pour ses “kaja”, des pâtisseries croustillantes et sirupeuses. On les achète souvent en boîte, à rapporter en cadeau à la famille ou aux collègues. Les confiseries sont nombreuses en ville, avec leurs étalages impeccablement rangés, presque scintillants sous la lumière. On s’y arrête en fin d’après-midi pour choisir quelques pièces, à déguster plus tard avec un thé ou un café.
Pour se repérer dans cette profusion, une petite liste peut être utile :
- Poisson grillé façon Andhra : idéal pour découvrir les saveurs marines relevées.
- Meals végétariens sur feuille de bananier : une expérience complète et conviviale.
- Dosa et idli : parfaits pour un petit-déjeuner local, léger mais nourrissant.
- Kakinada kaja : la douceur emblématique à rapporter chez soi.
- Café filtré du Sud : à savourer dans les cafés traditionnels, souvent bondés et chaleureux.
Un exemple parlant : une famille de voyageurs décide de consacrer une soirée entière à un “food walk” improvisé. Ils commencent par un stand de snacks frits près du marché, poursuivent par un petit restaurant fréquenté par les employés de bureau, puis terminent dans une confiserie réputée. En une soirée, ils ont goûté trois facettes de la ville : populaire, professionnelle, festive.
Astuce de Claire : privilégier les lieux où l’on voit beaucoup d’habitants, surtout aux heures de repas. Souvent, ces adresses simples offrent les saveurs les plus authentiques et un accueil sincère. Demander des recommandations au personnel de l’hôtel ou aux chauffeurs de rickshaw permet aussi de sortir des circuits trop balisés.
Manger à Kakinada, c’est accepter d’ouvrir tous ses sens. On écoute le bruit des cuillères dans les casseroles, on observe les gestes précis des cuisiniers, on sent la chaleur des plats servis fumants, on goûte des associations nouvelles, on échange quelques mots avec son voisin de table. Ce lien quotidien par la nourriture donne une profondeur inattendue à la découverte de cette ville côtière.

Culture et patrimoine de Kakinada : un joyau caché à l’écart des circuits classiques
Loin des grands monuments mondialement célèbres, Kakinada propose un patrimoine plus discret, mais tout aussi révélateur de l’âme de la région. Ici, les temples, les églises, les bâtiments administratifs et les marchés composent un puzzle subtil, où l’histoire coloniale, les traditions religieuses et la modernisation récente se croisent dans le quotidien.
Les temples en télougou, avec leurs gopurams colorés et leurs sculptures détaillées, font partie des repères les plus visibles. On y voit les fidèles venir poser quelques fleurs, allumer un bâton d’encens, murmurer une prière. La plupart de ces lieux ne sont pas de grands sites touristiques, mais des espaces de vie, fréquentés dès l’aube. Les voyageurs respectueux sont souvent les bienvenus, à condition de suivre les usages : retirer ses chaussures, rester discret, observer sans perturber.
Certains quartiers révèlent encore l’empreinte de la période coloniale, avec des bâtiments plus anciens, des rues au tracé géométrique et des édifices administratifs imposants. Ces témoins du passé se mêlent aujourd’hui aux nouvelles constructions, aux universités et aux centres commerciaux, créant un contraste qui raconte l’évolution de la ville. On prend conscience que Kakinada, tout en gardant une dimension de joyau caché, est parfaitement ancrée dans son époque.
Depuis la création d’un parc technologique en 2007, associé aux Software Technology Parks of India, la ville attire des entreprises d’informatique, séduites par une main-d’œuvre éduquée. Ce mouvement a transformé une partie de l’urbanisme et de l’économie locale. Il n’est pas rare de croiser des étudiants avec des ordinateurs portables, des jeunes professionnels en tenue de bureau, des cafés proposant du Wi-Fi pour travailler. Cette modernité cohabite avec les marchés traditionnels, où l’on négocie toujours le prix des légumes ou des poissons.
Sur le plan culturel, Kakinada est profondément marquée par la langue télougoue et par les arts qui y sont associés. Cinéma régional, musique, théâtre : l’offre locale ne figure pas toujours dans les guides internationaux, mais elle occupe une place centrale dans la vie des habitants. Assister à une projection de film télougou dans un cinéma de quartier ou participer à une fête religieuse donne un aperçu précieux de cette culture vécue au quotidien.
Une famille de la ville, imaginons-la : Sita, Prakash et leurs deux enfants, illustre bien cette coexistence. Les parents racontent volontiers comment leurs grands-parents vivaient dans un village de rizières, alors qu’eux-mêmes travaillent désormais dans l’éducation et les services. Le week-end, ils emmènent leurs enfants au temple, mais aussi dans un centre commercial moderne ou au bord de la mer. Leur trajectoire personnelle résume la transformation d’une ville comme Kakinada, oscillant entre héritage et aspirations nouvelles.
Le petit + local : certains villages autour de Kakinada, comme Uppada, sont également connus pour leurs textiles et leur artisanat. Acheter un vêtement ou une étoffe directement auprès des artisans contribue à faire vivre ce patrimoine immatériel, transmis de génération en génération.
Découvrir cette dimension culturelle, c’est accepter que tout ne semble pas spectaculaire au premier regard. Kakinada ne s’exhibe pas comme une carte postale, elle se laisse approcher pas à pas, dans les temples animés, les salles de cinéma, les ateliers d’artisans et les rues bordées de bougainvilliers. C’est dans cette discrétion que se niche une grande partie de son charme.
Conseils pratiques pour un voyage en Inde à Kakinada réussi
Pour que le séjour à Kakinada reste fluide et agréable, quelques repères pratiques facilitent beaucoup la vie. Cette ville n’est pas encore un haut lieu du tourisme international, ce qui la rend attachante, mais demande aussi un peu plus de préparation. L’idée n’est pas de tout planifier au millimètre, mais de se donner un cadre souple pour mieux savourer cette découverte.
La première question concerne le moment du voyage. Le climat, typique de la côte est de l’Inde, alterne entre chaleur marquée, saison des pluies et périodes plus clémentes. En général, les mois les plus agréables se situent autour de l’hiver indien, quand les températures restent douces et que l’humidité est plus supportable. Hors saison, la chaleur et les pluies peuvent être plus intenses, mais la ville prend alors un visage encore plus local, presque sans visiteurs.
Sur le plan des déplacements, Kakinada est bien reliée par la route et le rail aux grandes villes de l’Andhra Pradesh. Une fois sur place, les autorickshaws, les taxis et parfois les applications de transport facilitent les trajets. Pour les courtes distances, marcher reste une belle option, surtout le matin ou en fin de journée, quand la lumière est plus douce. On découvre ainsi des ruelles, des boutiques familiales, des petits temples de quartier que l’on n’aurait pas remarqué depuis une voiture.
Pour l’hébergement, l’offre va des hôtels simples aux établissements un peu plus confortables, souvent fréquentés par des voyageurs d’affaires indiens. Trouver un lieu propre, bien placé et accueillant ne pose pas de difficulté particulière. Ce qui compte, c’est parfois moins le niveau de luxe que la proximité avec les secteurs que l’on souhaite explorer : front de mer, centre-ville, ou quartiers plus calmes en périphérie.
Voyager de façon respectueuse implique quelques gestes simples. S’habiller de manière couvrante, surtout en dehors des plages, montre une considération pour la culture locale. Saluer, remercier, poser des questions avec douceur ouvre la porte à de nombreuses interactions chaleureuses. Dans les temples et les lieux de culte, observer les autres et suivre leurs gestes est le meilleur moyen de ne pas commettre d’impair.
Sur le plan de la santé, privilégier l’eau en bouteille ou filtrée, faire attention aux plats trop exposés à la chaleur, et garder sur soi quelques médicaments de base peut éviter de petits désagréments. La gastronomie indienne est riche, parfois épicée, et les organismes peu habitués apprécient souvent une approche progressive.
Enfin, prendre le temps de se renseigner sur l’histoire de la région, sur le delta de la Godavari, sur les transformations liées aux nouvelles industries, enrichit le regard porté sur Kakinada. On ne se contente plus d’y voir un simple arrêt côtier, mais une ville à la croisée de nombreuses dynamiques : rurale, urbaine, technologique, traditionnelle.
Astuce de Claire : avant d’arriver à Kakinada, préparer une courte liste de mots en télougou (bonjour, merci, s’il vous plaît). Même approximatifs, ces mots déclenchent souvent des sourires et montrent l’envie de s’ouvrir à la région qui accueille.
Avec ces quelques repères, Kakinada cesse d’être un point flou sur la carte pour devenir une étape à part entière d’un Voyage en Inde, à la fois simple, profond et étonnamment apaisant.
Bonjour, je m’appelle Claire, j’ai 39 ans et je suis une passionnée de voyage. Explorer de nouveaux horizons et découvrir différentes cultures est ma véritable passion. Je partage mes expériences et conseils de voyage pour inspirer d’autres aventuriers.

